Épisode 159 – 5 tips percutants de Dr Becky pour accompagner nos enfants

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Aujourd’hui, on va parler d’un livre et on va parler éducation. Comme vous le savez, je lis énormément énormément de livres, j’adore ça. Et ces derniers temps, je me suis penchée sur un ouvrage qui m’a particulièrement touchée sur la parentalité. Son autrice, c’est Docteur Becky Kennedy, véritable phénomène sur les réseaux sociaux.

Le Times d’ailleurs l’a surnommé celle qui murmure à l’oreille des millennials, alors c’est moi, j’ai 36 ans, les millennials, peut-être que c’est pas vous, mais en tout cas je suis sa cible et donc c’est une psychologue américaine qui a été formée à l’université de Columbia à New York entre autres.
On la surnomme Docteur Becky. J’aime profondément le travail de cette psychologue qui raconte s’être totalement remise en question après plusieurs années de pratique dans son cabinet. En gros, avant, elle proposait aux parents de ses patients de pratiquer le time-out. Vous savez, c’est ce moment où on isole seul l’enfant dans sa chambre. Elle dit qu’elle proposait aux parents de pratiquer les systèmes de punitions, de récompenses et toutes les manières un peu plus traditionnelles d’élever les enfants.

Et puis un jour, elle a dit stop, stop parce qu’elle ressentait au plus profond d’elle-même que ce n’était pas ce qu’elle voulait pour ses patients et leurs parents. Alors elle s’est remise en question, magnifique qualité, elle a creusé d’autres apprentissages, elle s’est penchée sur la théorie de l’attachement, et de toutes ses ramifications et puis elle s’est aussi penchée sur le système intérieur, le système familial intérieur pardon on dit l’IFS qui a été modélisé par l’américain Richard Schwartz et enfin elle s’est aussi intéressée aux relations à travers la coopération.
Et enfin elle s’est aussi intéressée aux relations aux autres à travers la coopération que l’on peut retrouver dans les ouvrages notamment très connus de Faber et Mazlish. Alors grâce à toutes ces recherches elle a pu concocter un guide pour les parents super pertinent et pratique. Et je vais vous en parler. Le titre français, parents attentifs, ne reflète pas assez bien à mon goût la volonté du livre que l’on peut en revanche comprendre avec le titre anglais qui s’appelle Good Inside. Toute la philosophie du livre de Dr. Becky repose sur ce postulat de la bonté intérieure que vous et votre enfant, vous êtes une bonne personne au fond de vous, malgré vos comportements.

Et je vous explique pourquoi dans quelques instants, parce que ça fait l’objet de la première raison pour laquelle j’ai aimé ce livre. Donc dans cet épisode, j’ai choisi cinq points qui m’ont personnellement aidé avec mes enfants et j’espère que peut-être ça pourra vous aider vous aussi dans votre parentalité.

Les liens de l’épisode : 

LIVRES
Parler pour que les enfants écoutent – écouter pour que les enfants parlent, Adèle Faber, Elaine Mazlish
Parler pour que les ados écoutent, écouter pour que les ados parlent Adèle Faber, Elaine Mazlish
Frères et soeurs sans rivalité – manuel de survie pour une famille plus, Adèle Faber, Elaine Mazlish
Parents attentifs : un guide pour privilégier l’empathie envers l’enfant… et envers soi, Becky Kennedy
Good Inside – A Guide to Becoming the Parent You Want to Be, Becky Kennedy

EPISODE
Épisode 136 – 5 raisons de se déconnecter en tant que parents

AUTRICE DU LIVRE
Docteur Becky Kennedy

ETUDE
Le système familial intérieur Richard Schwartz

TRANSCRIPTION DE L’ÉPISODE

LE MANTRA

Alors le premier. Dans son ouvrage, Docteur Becky utilise très très régulièrement les mantras. Si vous n’êtes pas familier avec les mantras, je vous explique sa définition. Le mantra est une formule sacrée dotée d’un pouvoir spirituel et notamment, c’est cette définition dans l’hindouisme et le bouddhisme. Il peut être chanté ou dit à haute voix. Il peut être chanté ou dit à haute voix. Et je vous encourage d’écouter des mantras sur YouTube. Vous en trouverez chanté. C’est extrêmement puissant. Ils sont en sanskrit et c’est… Même si vous comprenez pas la signification, ça va sûrement résonner dans votre cœur. Ça a été le cas pour moi plusieurs fois quand j’en ai chanté en formation avec une vingtaine d’autres femmes notamment et j’en écoute assez régulièrement. Parce que je sais pas, je trouve que ça a un petit côté apaisant.

Le mantra dans notre culture occidentale, ça correspond plutôt à une phrase que l’on se répète pour s’ancrer dans le moment présent lorsqu’on ressent un trop plein d’émotions ou que l’on traverse une difficulté. C’est une affirmation qui permet un changement de direction de nos pensées. Je vous donne un exemple. Lorsqu’une peur nous traverse, on peut se dire intérieurement par exemple je suis en sécurité, rien ne peut m’arriver. Moi mon mantra tous les matins que je me dis c’est je suis en sécurité, je suis en paix, mon corps est mon temple, rien ne peut m’arriver.

Ça vous encre dans le moment présent, c’est très puissant. Je vous encourage à essayer. Donc le premier mantra qu’utilise Docteur Becky, et c’est le plus important à mes yeux, c’est le titre de son livre, Good Inside. Son mantra, je vous le dis en anglais, je vais vous le traduire. My kid is a good kid inside having a hard time. On peut traduire donc par mon enfant est un super être humain en train de vivre un moment difficile. Je vous le répète :

Mon enfant est un super être humain qui est en train de vivre un moment difficile.

Je vous le dis dans la version française de parents attentifs que j’ai commandé, j’ai lu le livre en anglais mais j’ai commandé aussi le livre en français pour voir un peu la traduction. Eux, ils se sont appuyés sur la notion de bienveillance et de bonté intérieure donc ça donne pas tout à fait la même traduction, la même sensibilité mais je trouve qu’en anglais, même si on comprend pas l’anglais vraiment, on comprend quand on dit good inside ou a good kid having a hard time. Je pense que voilà, vous arrivez à comprendre le concept donc moi je vais rester sur ce que je dis mais ne soyez pas surpris ou surpris si vous commandez le livre, que vous l’achetez et que derrière vous voyez beaucoup parler du concept de bienveillance. Je trouve qu’en plus malheureusement en France ces derniers temps, on a beaucoup galvaudé ce concept et c’est bien dommage. Mais ça résonne différemment si je vous parle de votre bonté intérieure, donc du fait que vous êtes un super être humain en train de vivre un moment difficile.

Donc se remémorer ce type de mantra dans des moments de tension, parce que ça aide à se rappeler l’essence même d’un enfant qui n’est pas là pour nous causer du mal, mais qui vit effectivement des émotions fortes et qui est incapable de les gérer de manière rationnelle. Ça nous permet, quand on se rappelle ce mantra, qu’on s’ancre dans ce mantra, que mon enfant est un super être humain et qu’il est en train de vivre un moment difficile, ça nous permet de faire redescendre la pression et de ne pas nous positionner dans une lutte de pouvoir. Il n’y a personne qui ne sort jamais gagnant d’une lutte de pouvoir, surtout entre un enfant et un parent, mais c’est la même chose dans votre couple, ça ne marche pas sur le long terme. Donc, comme votre enfant, donc quand votre enfant refuse de faire ce que vous lui demandez par exemple, qu’il tape, qu’il se jette par terre, ou il a un comportement que vous jugez inapproprié par rapport à la situation, au lieu d’avoir une réaction à chaud, il faut avoir une réaction, mais au lieu d’avoir une réaction à chaud, Docteur Becky, elle, elle vous propose de prendre une grande inspiration, elle est beaucoup aussi sur cette notion de respiration dont je vous parle souvent dans les épisodes solos, et donc d’inspirer…De soufflez par la bouche, vous sentez vos épaules se relâcher et de faire un petit pas de côté et de vous dire, mon enfant est un super être humain qui est en train de vivre un moment difficile. Ça permet une chose, de désactiver nos réactions parfois aussi disproportionnées pour plutôt aller vers de la curiosité, de l’empathie vers notre enfant et de le voir à nouveau comme un être humain malgré la “bêtise”, que votre enfant est en train de faire ou a faite. Ça ne veut absolument pas dire attention que l’on doit laisser faire et ne rien dire. Non, cela veut simplement dire qu’en tant qu’adulte, on se positionne de manière sereine face au débordement de nos enfants pour ensuite prendre des décisions rationnelles qui ne sont pas liées à nos émotions qui débordent également parce que ça nous rend dingue de voir notre enfant avoir un comportement qu’on considère inadéquate.

Elle est vraiment sur toute cette notion de curiosité, de comprendre notre enfant, d’avoir de l’empathie et d’essayer de se mettre à sa place. Et encore une fois, je le rappelle, ça n’empêche pas de mettre une limite, d’expliquer un mauvais geste et de peut-être donner une conséquence à ce mauvais geste.

Donc ce mantra, elle l’applique également à nous-mêmes, parents, lorsque nous perdons pied avec nos enfants. Parce que ça arrive plus souvent qu’on le croit, évidemment, de perdre pied pendant une situation qui nous dépasse, où on se sent submergé par l’émotion. Donc vous avez un mantra aussi à vous dire. Je vous le dis en anglais une fois encore, que vous vous imprégnez du sens même, du premier sens qu’elle donne : I am a good personne inside, living hard time. Je suis une bonne personne et je vis un moment difficile.

Je suis une bonne personne et je vis un moment difficile.

Ou même, vous pouvez vous dire je suis un bon parent qui est en train de vivre un moment difficile.

Le deuxième mantra qui est je trouve aussi hyper puissant c’est… je vous les donne tous en anglais à chaque fois. Connection first. Donc moi j’utilise vraiment ce mantra là :

Connection first.

Quand je suis énervée, quand je suis hors de moi et je vais vous expliquer pourquoi. Il y en a plein d’autres évidemment, des mantras dans le livre, tout au long des chapitres, il y a une vingtaine de chapitres, mais celui-ci m’a particulièrement parlé. Parce que dans le livre, tout est basé déjà sur la théorie de l’attachement, je vous le rappelle, les travaux du docteur Bowlby, qui est le fondateur de la théorie de l’attachement, montre que les êtres humains ont une tendance innée à chercher, à rechercher le contact avec leur figure d’attachement, plus souvent ce sont les parents, et en particulier ils cherchent ce contact dans les moments stressants ou difficiles. Donc quand on dit connection first, autrement dit “la connexion en premier”, cette sensation qu’on est connecté à l’autre être humain, ça peut vous le faire ainsi dans votre couple, si vous êtes en couple, des fois de vous sentir déconnecté de votre partenaire, homme ou femme peu importe, mais avec votre enfant c’est pareil et eux ils ont la même sensation avec nous quand on est en colère face à eux. Donc connection first, ça vient illustrer ce besoin humain : Lorsqu’on est en colère, qui n’a pas du mal à contrôler ses réactions, à faire ses enfants ? Je veux dire, ça demande une capacité de maîtrise qui est forte, qui est puissante. Ça demande aussi d’avoir dormi, et ce n’est pas toujours le cas quand on est jeune parent. Je sais de quoi je parle. Et donc, se rappeler sa connection first, ça nous permet de nous rappeler que notre enfant, il recherche ça avant tout, la connexion.

Peu importe l’ampleur de la bêtise, ça va nous aider à redescendre. Et parfois ils ont des comportements d’ailleurs hyper dérangeants parce qu’ils sont en insécurité et ils cherchent cette connexion. Donc connection first, connexion en premier, c’est un moyen encore une fois d’humaniser notre enfant lorsque nous, en tant qu’adultes, nous sommes activés. Ce qui n’empêche pas, encore une fois je vais le rappeler à chaque fois, de poser des limites et un cadre et je trouve que le livre de Dr. Becky Good Inside est exceptionnel pour ça parce qu’il vous donne des clés très concrètes pour réagir avec de l’empathie mais aussi pour donner un cadre et je vais vous en parler dans le deuxième point.

Donc se rappeler dans ce mantra connection first que notre enfant a besoin de nous, même quand il nous agace, même quand il chouine, même quand il réclame ou qu’il est oppressant ou envahissant, il a besoin de cette connexion à sa figure d’attachement que vous êtes. Si vous écoutez le podcast, je pense que vous êtes probablement une figure d’attachement ou en tout cas vous travaillez peut-être dans la petite enfance.

LE PILOTE D’AVION

Ensuite, le deuxième point qui m’a vraiment aidé, je vais redire ce mot exceptionnel, c’est la métaphore du pilote d’avion. Vous êtes prêts et prêtes pour cette métaphore qui est juste géniale. Donc, Dr. Becky, En gros, toute sa méthode, ça repose sur une métaphore. Enfin, pas toute sa méthode, mais je veux dire, c’est l’illustration parfaite avec cette métaphore de ce qu’elle prône dans son livre. La métaphore donc du pilote d’avion. Et je vais vous montrer, elle expose plusieurs scénarios avec un pilote d’avion. Imaginez, vous êtes dans un avion et il y a des turbulences. L’avion commence à trembler et vous, personnellement, vous êtes le passager, vous commencez logiquement à avoir un peu peur.

Imaginez un scénario avec un premier pilote.

Le premier pilote a cette réaction quand vous exprimez votre peur. Vous allez voir le pilote, vous dites, je me sens pas très bien, j’ai un peu peur. Vous commencez peut-être à paniquer, à avoir un ton soit agressif, soit chouineur, peu importe, mais vous exprimez votre peur. Imaginez ce pilote qui vous dit, arrêtez un peu de pleurer et de chouiner, tout le monde se calme, ça va, c’est n’importe quoi, ça fait même pas peur, je vois pas de quoi vous parler, vous êtes ridicule, taisez-vous maintenant et vous allez au fond de l’avion, je ne veux plus vous entendre. Prenez un petit moment pour ressentir ce que ça vous fait dans votre corps. J’ai même du mal à apprendre cette voix-là, vous avez vu. Clairement, ça augmente votre peur et ça ne vous rassure pas. Et en plus, vous avez l’impression que le pilote n’a aucune conscience qu’il y a un potentiel danger. Donc vous ne pouvez pas, en tant que passagers, faire confiance à ce pilote, vous ne vous sentez pas écouter.

Deuxième scénario avec un deuxième pilote. Même chose, vous lui parlez de votre peur, vous partagez votre sentiment, et là, le pilote vous répond… Oh là là, arrêtez de pleurer, c’est insupportable ! En plus, vous me déconcentrez, j’arrive plus à rien là ! Arrêtez, vous me stressez à pleurer, y a pas quelqu’un qui veut prendre le relais dans la cabine, je n’en peux plus, je vais jamais y arriver, c’est bon, stop, ça suffit !

Là, prenez encore une fois un petit peu de temps pour checker avec vous-même ce que ça vous fait dans votre corps quand quelqu’un réagit comme ça face à votre peur. À mon avis, c’est même plus des turbulences que vous avez peur, vous avez juste peur que cette personne soit le ou la pilote de l’avion et clairement vous avez la sensation qu’il ne sait pas ou elle ne sait pas ce qu’elle est en train de faire.

Et enfin vous avez le troisième pilote qui là, la pilote qui est en charge, elle sait ce qu’elle fait et je vous donne le scénario. Quand vous lui partagez sa peur, elle vous répond avec une voix très calme, de la patience et de la fermeté. Je vois que vous avez peur, je comprends tout à fait votre réaction. J’en entends certains hurler, c’est ok, c’est normal d’avoir peur dans cette situation, vous avez le droit d’être inquiet. Vous avez raison, il y a pas mal de turbulences en ce moment, mais j’ai beaucoup d’expériences dans ce domaine, je sais ce que je fais, je sais aussi qu’on va atterrir tranquillement et que vous serez en sécurité sur le tarmac. Avec ce troisième pilote, checkez encore une fois ce que vous avez ressenti.

Personnellement, moi, je ressens de la confiance, de l’empathie et de la validation de mon sentiment et de ce que j’ai exprimé. Et c’est ça ce que Docteur Becky appelle dans son livre un leader robuste. Elle dit « sturdy leader », donc un leader robuste qui est droit dans ses bottes, un parent sécurisant, qui sait où il va, qui n’est pas débordé par les émotions de ses enfants.

Avec la métaphore de cette réaction, vous avez un petit aperçu de la façon de poser une limite. En fait, ça montre quoi ? Ça montre que votre enfant, il n’est pas celui qui va prendre le contrôle de la situation pendant une crise. C’est vous le leader. C’est vous qui menez la barque. Et si on prend un petit peu cette métaphore, en tant que passagers, et si vous étiez vous le pilote, jamais de la vie, vous ne laisseriez un passager prendre les commandes de cet avion si vous vous sentiez débordé. Ça n’aurait aucun sens. Donc c’est la même chose avec nos enfants.

Ils ne peuvent pas commander et prendre les rênes. Et pour ça, c’est à nous de faire un travail important sur le fait qu’on est droit dans nos bottes. On se dit, ses mantra : Mon enfant est un bon enfant, est une bonne personne, est un super être humain qui est en train de vivre quelque chose de difficile. Il a peur. Et là, dans ces cas-là, on est capable de réagir en fonction des réactions de notre enfant, mais en étant serein, en se disant que tout va aller, ce n’est rien, une crise ça ne me fait pas peur, des pleurs ça ne me fait pas peur, ta colère ne me fait pas peur, je suis là, je suis avec toi.

Et je trouve que cette analogie, elle est vraiment pertinente et elle résume très très bien l’attitude qu’on doit adopter avec nos enfants pour poser ce cadre, ce fameux cadre sécurisant. Donc repensez à ça, des fois vous êtes le pilote de votre parentalité, le ou la pilote, et vous êtes ce troisième pilote qui rassure, qui est réconfortant, mais qui ne se laisse pas faire et qui ne laisse pas la possibilité à l’enfant de mener le jeu, de mener la danse, c’est vous qui décidez des règles. Avec évidemment cette empathie en fond.

Donc je vous résume un petit peu les deux premiers points. Le premier, ce sont les mantras, rappelez-vous en. Connection first, vous pouvez même les écrire sur votre frigo, dans votre bureau, dans votre chambre, dans la chambre des enfants, l’endroit où il y a le plus de chaos et où vous avez besoin de visuellement voir ce type de mantra. Donc n’oubliez pas, vos enfants sont de super êtres humains avant tout et j’adore le fait que Dr. Becky pense que tout le monde a de la bonté en soi, qu’on a des comportements parfois inadéquates, mais qu’au fond, nous, on est des êtres humains et avons de la bonté en nous. Ouais, c’est ça, c’est vraiment ce concept de la bonté. Le deuxième point donc, je vous le rappelle, c’est la métaphore du pilote, de la pilote qui montre que c’est vous le leader de votre parentalité et c’est à vous de savoir comment vous comportez dans des moments de crise et de difficulté. Les enfants ont besoin de savoir qu’ils peuvent nous faire confiance pour les sortir de leurs grandes émotions.

LE JEU ET LE LACHER PRISE

Troisième point que j’ai adoré dans ce livre, elle aborde des astuces hyper pratiques, donc je vais vous en donner une. J’ai choisi vraiment de parler d’astuces face à nos enfants qui sont en mode sangsue, qui chouinent à tout va, qui s’accrochent à nos jambes, qui s’accrochent à nos jambes comme si leur vie en dépendait. J’ai personnellement une enfant comme ça et donc son conseil pour moi a été le bienvenu et surtout très efficace dans ma situation. Toute la trame du livre est régie par des scénarios. À chaque chapitre, vous avez un premier scénario qui met en scène des parents face à une situation difficile ou désagréable avec leurs enfants. Donc il y a la situation de départ et ensuite, à la fin du chapitre, il y a la solution que le parent a trouvé pour débloquer les tensions. Et entre, vous avez tous les conseils de Docteur Becky. C’est très concret et intuitif. Donc il y a plusieurs reprises dans les solutions et suggéré : le jeu et le lâcher prise. Le jeu est le lâcher prise mais de la part de qui ? De nous, les parents, nous, les adultes. Pour paraître, elle utilise ce mot en anglais silly. J’adore ce mot silly en anglais et en français on peut dire être un peu foufou, loufoque. Et les enfants ils adorent lorsqu’on vient les rencontrer dans leur monde et qu’on arrête avec notre sérieux, notre dureté parfois parce qu’on est pris dans nos pensées, dans notre monde d’adultes. Donc lâchez prise, lâchez les reines et redevenir l’enfant qu’on a été en fait, avec ce kiff de la vie. Donc pour ce qui est des enfants chouineurs, si on reprend le conseil de Docteur Becky, elle nous invite à nous placer dans cette posture et je vous donne un exemple concret avec ma fille.

Ma fille est accrochée à ma jambe depuis son retour à la maison après une longue journée loin de moi et elle n’arrive plus à parler normalement. Elle a pris sa cape de bébé chouineur. C’est dur, je sais et je suis sûre que vous savez de quoi je parle si vous avez des enfants entre deux ans et six ou sept ans. Je crois que ça s’arrête après mais je suis même pas sûre. Je n’ai pas d’enfant après donc je ne saurais pas vous le dire. Donc moi quand elle fait ça j’ai deux choix soit je m’agace ce qui m’arrive très souvent je suis vraiment honnête quand je suis fatiguée quand j’ai plein de choses dans ma tête soit je prends l’énergie qui me reste et je lui dis avec ma voix loufoque un truc hyper pertinent vous allez voir qui marche :

“mais c’est la voix du bébé chouineur qui est de retour et qui t’a envahi… Ohlala, incroyable ! Mais qu’est-ce qu’elle fait là cette voix ? Attends, j’ai une idée. Viens, on va lui dire de partir, je vais l’attraper et la jeter dans la rue et peut-être que X, qui passe par là, va l’attraper. T’es prête ?”

Et là il se passe quoi avec ma fille ? Bah déjà j’ai son attention. Elle a arrêté de chouiner.

Parce que j’ai une voix enjouée avec l’attitude du corps qui va avec et qu’elle sent que je ne viens pas la pointer du doigt et lui dire tu chouines, arrête, t’es chiante, ça m’énerve, stop. Non. Là elle se sent incluse dans mon jeu et ensuite elle fait quoi ? Elle se met à rire et elle souvent elle me répond, mais non maman n’importe quoi, X il peut pas l’attraper, c’est pas possible. Alors souvent je donne le nom de sa grand-mère ou son grand-père, je donne quelqu’un de la famille qui pourrait l’attraper.

Et donc maintenant, elle a retrouvé une voix normale en jouet. Et moi, en tant que parent, je suis prête à l’écouter et à lui demander si elle veut, par exemple, lire un livre pour calmer ses chouinements. Et je vous assure que ça marche, c’est un truc de fou. La première fois, je l’ai fait, que j’ai testé, mais j’étais tellement impressionnée par son efficacité.

La deuxième chose qu’elle propose, que je trouve géniale, c’est de prendre votre enfant avec vous et lui dire, “là, je sens que tu as besoin de remplir ta bouteille de câlins de maman ou de papa.” Donc qu’est-ce que vous faites ? Vous prenez votre enfant dans les bras et vous dites “t’es prêt, on fait monter la jauge de la bouteille, je te fais un gros câlin, je te sers dans les bras, je te sers dans les bras. Oh bah non, il y en a que jusqu’aux pieds. Ah non, non, ça va pas du tout. Il faut qu’on monte jusqu’au moins, jusqu’au dessus des yeux. Donc on resserre votre enfant dans les bras, vous le serrez, vous le serrez. C’est jusque où, là ? Vous lui demandez. Tu crois que c’est jusque où ? Jusqu’aux genoux, c’est tout ? Ah non, non, non, on continue, on continue. On continue le câlin de maman, on continue le câlin de maman, on remplit, on remplit. Et vous faites ça jusqu’aux hanches, jusqu’aux nombrines, jusqu’aux épaules. Vous allez voir, ils adorent, ils rigolent, ça les fait marrer. Et vous dites, on s’arrête là jusqu’aux épaules ? Souvent, ils vont te dire non. Vous continuez jusqu’aux nez, jusqu’aux yeux, jusqu’aux crânes. Et vous pouvez même aller, elle suggère, elle a raison, Docteur Becky, d’aller jusque, par exemple au plafond, pour dire au moins t’en as encore plus en toi des câlins de maman et t’es rempli de mon amour, de ma proximité, de mes câlins, et donc tu peux te détendre”.

Et ça, ça va avec le mantra connection first. La connexion d’abord, ils ont besoin de ce petit truc-là de folie, en plus ça les fait rire de remplir une bouteille de l’amour de maman à l’intérieur de leur corps. L’image pour eux, ça marche super bien, c’est simple, c’est facile.

Et ça va avec ce mantra, connection first. J’ai tellement lu en anglais ces livres que j’ai du mal à sortir les mots en français. Et sincèrement, tous les psychologues pour enfants qui sont passés dans ce podcast ont à un moment évoqué le temps précieux. Et ça, ça passe par du temps précieux de faire ce type de câlin ou d’aller proposer d’aller lire un livre. Dr. Becky évidemment ne fait pas exception dans son livre. Elle rappelle à quel point prendre du temps spécial avec nos enfants fait des miracles. Parfois nos enfants ont un immense besoin d’attention dédié uniquement à eux. Ce n’est pas tous les enfants, mais certains enfants ont des besoins plus forts dans ce secteur-là. Surtout, s’ils ont des frères et sœurs, et moi je peux vous le dire avec trois enfants, c’est franchement pas évident de leur accorder du temps individuel et c’est un effort au quotidien et je le note dans mon calendrier. Je fais des mercredis avec une seule de mes filles, pour leurs six ans je leur offre un week-end qu’avec moi pour instaurer ce temps tranquille où elles peuvent être elles-mêmes et ne pas être en compétition avec leurs sœurs.

Donc comment ça se passe le temps précieux si je vous refais un petit topo ?

Le temps précieux a un début et une fin. Vous pouvez faire avec un tablier, avec un timer, vous choisissez ce que vous avez envie ou avec l’horloge et vous la remontrez. Mais en vrai, la règle la plus importante, c’est que vous posez votre téléphone et il n’y a que vous et votre enfant. Il n’y a pas les frères et soeurs, il n’y a pas les conjoints ou la conjointe, il n’y a que vous avec votre enfant. C’est vraiment important le téléphone, on ne se rend pas compte à quel point ça vole de notre attention. J’ai fait tout un épisode sur pourquoi on devrait se déconnecter en tant que parents. Parce que nos enfants, cette génération d’enfants souffre beaucoup du fait que nos téléphones sont à proximité en permanence et qu’on touche plus nos téléphones qu’eux, quasiment parfois. On a plus d’interactions avec nos téléphones qu’avec eux, parfois, quand on ne s’en rend pas compte. Donc ça, c’est vraiment une règle importante. Et la deuxième, c’est que dans ce moment de temps précieux, c’est eux qui choisissent le jeu. C’est eux qui décident de ce qu’ils ont envie de faire. Un temps précieux, ça peut durer 20 minutes, 10 minutes, un quart d’heure, enfin, c’est vous qui choisissez, mais pas de distraction. Je le dis avec beaucoup de bienveillance envers vous, je sais à quel point c’est difficile d’accorder un temps précieux à nos enfants, surtout si vous êtes parents solo. Je sais, j’ai été dans cette situation, je sais à quel point ça m’était impossible, surtout quand j’étais vraiment petite. Aujourd’hui, c’est un peu différent.

Mais je vous donne une piste pour vous aider à peut-être trouver des solutions et à me le rappeler à moi-même que le temps précieux est très utile. J’en ai eu autant besoin que vous d’avoir ces moments d’attention, je m’en rends compte et je vois la différence que ça fait. Donc je vous redis les petites astuces, vous faites cette voix un peu loufoque, un peu.. Ce mot silly en anglais est vraiment drôle, silly, c’est foufou, on est dans le jeu, dans l’opulence, Dans le jeu de rôle avec nos enfants, ils adorent quand on fait ça et vous allez enlever cette petite voix de chouinement qu’il y a là et la jeter par la fenêtre, l’envoyer en l’air dans le ciel. Je précise un truc par rapport à ça. Ma fille qui a six ans avec elle, ça marche beaucoup mieux quand je… Je suis pas obligée de faire ça. Quand elle chouine, je lui dis, Ella, si tu veux, est-ce que tu peux prendre ta voix puissante ? Ça se fait des miracles. Ohlala avec des enfants de ces âges là. Vois puissante, il y a quelque chose de très fort dans ce mot qu’ils valorisent, qu’ils adorent. Ma fille elle switch en 2-2. Vraiment c’est assez effarant. En 2-2 elle dit oui maman et elle rechange et je lui… Souvent je lui dis, utilise ta voix puissante, on a envie de t’écouter quand il y a de la voix puissante comme ça. Du coup, ça enlève la honte que je pourrais lui mettre en lui disant, tu chouines, c’est chiant. Vraiment de switcher là-dessus. C’est pareil avec les tout petits quand on fait la voix loufoque, quand on essaye d’être un peu foufou et qu’on leur dit de prendre leur voix chouineuse et de l’envoyer ailleurs.

Le deuxième truc donc c’est de remplir leurs bouteilles de câlins, d’attentions, de papa ou de maman et de la remplir jusqu’en haut du plafond pour qu’ils en aient plein plein plein et donc associer ça avec des temps précieux. Voilà donc pour le troisième point, l’avant dernier point que je veux mettre en avant dans son livre, c’est une astuce que l’on peut mettre en place, surtout avec des enfants un peu plus grands.

LE DEBAT

Là, je vous ai parlé d’astuces qui s’appliquent à peu près à tous les âges, mais là, c’est vraiment avec des enfants en âge d’avoir une réflexion et c’est trop intéressant. Et donc, elle propose le débat. J’adore déjà le concept du débat pour apprendre à nos enfants à avoir un esprit critique et à formuler leurs propres opinions sur des sujets qui les concernent eux directement. On va pas parler des partis politiques, d’une guerre ou quelque chose d’extérieur à leur monde, là on parle vraiment de sujets qui vont leur redonner du pouvoir sur leurs décisions. En plus on sait cette façon d’apprendre, d’être impliqué, de réfléchir par soi-même, c’est une des plus efficaces. Donc tout un chapitre est dédié à l’apprentissage du consentement. Je vous le disais, il y a une vingtaine de chapitres très bien faits. Et si vous suivez ce podcast depuis longtemps, vous savez que c’est un thème que l’on aborde très souvent ici, le consentement vers les enfants. Et pour moi, ça passe par une éducation respectueuse de nos enfants. Et donc, un débat pour amener la notion de consentement, ça pourrait démarrer ainsi avec nos enfants.

Et je pensais à un truc, dans un moment où vous êtes calme et où il n’y a pas d’enjeux particuliers, où ils ne sont pas en hypoglycémie, où ils ne sont pas hyper fatigués, vraiment un moment tranquille. Donc vous allez comme ça, “oh mais j’ai une question hyper intéressante. Qu’est-ce qui est le plus important ? Faire quelque chose qui te semble juste ou rendre les gens heureux ?” Ça paraît très philosophique, elle appelle ça les questions de Socrate, les débats de Socrate. Et donc, vous commencez par cette question et vous attendez de voir les réponses de votre enfant. Et ensuite, elle, elle l’encourage de le faire comme ça. Vous ne l’assailliez pas tout de suite d’autres questions. Vous prenez vraiment ce temps pour détricoter un petit peu ce que votre enfant pense et vous poursuivez avec d’autres questions philosophiques qui vont l’amener à réfléchir de manière approfondie sur le sujet du consentement. Et vous allez voir comment. Ensuite, vous pouvez poser cette question :

“Et si tu ne peux pas faire les deux, tu choisis quoi ? Faire plaisir ou faire ce qui est juste pour toi ?”

Dis-moi quelque chose. Dis-moi quelque chose ma chérie. “Quand est-ce que faire quelque chose pour rendre quelqu’un heureux au lieu de t’écouter est ok avec toi ? Dans quel moment c’est possible pour toi ?” Autre question :

“Quand est-ce que ce serait super important de choisir de faire quelque chose qui te semble juste même si la personne en face de toi n’est pas du tout contente ?” Et enfin une dernière question :

“Et si tu faisais quelque chose qui te plaît et que ça rend la personne en face de toi en colère, est-ce que ça voudrait dire que toi, tu es une mauvaise personne ?”

Je vous laisse juste réfléchir aux questions. C’est vraiment intéressant par rapport au fait de se respecter, mettre ses limites, ou vous l’aurez dans l’attitude de people-pleasing, donc de cette façon de vouloir toujours faire plaisir aux autres et de s’oublier complètement. Nos enfants ont besoin de connaître leurs limites, de savoir que c’est ok ou non avec leur corps, avec ce qu’ils sont capables d’endurer ou non.

J’ai pas de réponse. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse à ces questions. Il y a juste une façon de réfléchir et d’initier le débat. Donc ça, ça permet quoi ? Ça permet d’initier la pensée critique de nos enfants. On peut aussi se demander tout haut devant eux quand on fait des choses, mais pourquoi certaines de nos réactions en tant qu’humains amènent à des réflexions de la part d’autres ? Par exemple, en disant, “mais pourquoi est-ce que les pleurs, ça effraie la plupart des gens ? Comment est-ce que toi, tu réagirais, par exemple, si une personne qu’on aime et que tu aimes pleure devant toi ? Tu ferais quoi ? Est-ce que les garçons, ils ont le droit de pleurer ? Mais pourquoi ? Et les filles ?”

Vous voyez, ça permet d’amener des petites questions comme ça qui ont l’air de rien, mais qui vont aller faire appel à leur connaissance, à leur vision du monde, à ce qu’ils entendent à l’école aussi. Parce qu’on ne maîtrise évidemment pas ce qu’ils entendent à l’école. Et donc de pouvoir avoir cette discussion avec eux.

Ça peut amener à un milliard de questions que vous pouvez choisir de développer selon vos envies, vos croyances, votre éducation. Mais je trouve que cette façon de rendre acteur votre enfant, ça rend la conversation hyper intéressante, déjà. Mais surtout, ça permet à l’enfant de s’exercer pour s’exprimer et pour exprimer ses choix sans être critiqué, sans avoir peur de dire à haute voix ce qu’ils pensent. Je crois qu’on est beaucoup trop à avoir soit été éduqué de cette manière-là, à pas vouloir dire ce qu’on ressent de peur de casser le lien, c’est ça aussi, la connexion qu’on a avec l’autre personne, de peur qu’elle ne nous aime plus, surtout avec nos figures d’attachement. Et si on peut enseigner à nos enfants que c’est ok d’être en désaccord entre votre enfant et vous, mais que ça veut pas dire qu’on s’aime plus, ça veut pas dire que la relation est terminée, qu’ils sont en sécurité pour avoir leurs propres opinions, mais je trouve que c’est un très beau cadeau qu’on peut leur faire.

Donc ça c’était le quatrième point, je vous refais un petit récap, les mantras en premier, la métaphore du pilote ou de la pilote, le jeu et les réponses un peu loufoques et le remplissage de la bouteille avec le temps précieux et ensuite ce quatrième point, le débat. Et enfin pour terminer, Docteur Becky rappelle tout au long du livre qu’il n’est jamais jamais trop tard pour réparer sa relation avec son enfant.

IL N’EST JAMAIS TROP TARD

Il n’est jamais trop tard pour se reconnecter à son enfant. Il n’est jamais trop tard pour changer ses réactions face à son enfant. Et ce n’est pas pour cela que votre enfant ne se développera pas comme il faut parce que vous pensez que vous n’avez pas réagi comme il fallait, que vous pensez que vous avez trop crié, que vous avez puni, que vous avez isolé, que vous avez fait des choses avec lesquelles vous n’êtes plus en accord aujourd’hui parce que vous avez évolué dans votre parentalité. Et je vous le dis, dans ce livre, elle a un sacré don dans sa manière de présenter les choses pour vous déculpabiliser.

Elle le raconte, être parent, c’est le job le plus difficile au monde. Tout le monde rate, tout le monde crie, tout le monde se trompe, tout le monde est à côté de la plaque à un moment ou un autre, tout le monde a des mauvais jours, tout le monde a des émotions beaucoup trop fortes et des excès de colère, des choses qui viennent nous renvoyer à notre propre enfance.

Ça arrive à tout le monde.

L’important, c’est de ne pas opérer depuis la honte. Je crois que c’est un anglicisme que je viens de faire. De ne pas avoir vos réactions qui sont dirigées par votre honte. Pourquoi ? Parce que la honte, ça paralyse. Ça vous empêche d’avancer, de vous mettre en route pour le changement et donc c’est pas efficace la honte. Changer, ça demande beaucoup de courage mais aussi et surtout beaucoup de bienveillance envers vous-même. Rappelez-vous, you are a good person inside having a hard time. Vous êtes une très bonne personne, vous avez de la bonté en vous, mais vous êtes en train de vivre un moment difficile quand vous criez, quand vous êtes exaspéré, quand vous n’avez pas dormi de la nuit et que le moindre écart de ce que vous pouvez tolérer vous fait péter les plongées. Et je suis passée par là, je le suis des fois encore de temps en temps, donc je sais, je sais à quel point c’est dur. Mais la bienveillance envers vous-même, ça permet d’éliminer la honte et donc d’être capable de dire “OK, j’accepte, j’ai fait ça parce que j’étais pas bien ce jour-là, parce que j’essaie de comprendre ce qui m’est arrivé, mais je veux faire différemment et je vais y arriver”.

Donc elle expose ce principe vraiment important. Docteur Becky, à travers cette notion de tout peut changer, tout peut être réparé, il n’est pas trop tard. Vraiment, il n’est pas trop tard, c’est une notion importante.

Elle explique ce principe dans un chapitre que deux choses peuvent être vraies. Vous pouvez avoir pété les plombs sur vos enfants et toujours être un bon parent. Vous pouvez avoir merdé avec vos enfants et dans votre réaction avec eux et être un bon parent. Ce qu’elle dit, très important, c’est qu’une action ne vous définit pas. Elle reflète un comportement. Ce n’est pas qui vous êtes au plus profond de vous-même. Et vraiment, je vous… Et vraiment, je vous encourage de laisser ça infuser en vous et de l’intégrer de manière complète et positive, j’aime pas ce mot, mais c’est la réalité. Votre comportement ne définit pas qui vous êtes au fond de vous. Si on reste coincé dans le fait qu’un jour, j’ai tapé mon enfant, je suis le pire parent du monde, c’est très difficile de changer. C’est très difficile, en plus, de partager quand on a des moments de difficulté comme ça.

Moi j’ai eu honte d’avoir hurlé à ce moment-là sur mes enfants, de parfois les avoir attrapés très fort et de manière, je le sais, violente pour un enfant si petit, quand un adulte aussi grand que moi fait ça, je sais que c’est ressenti de manière violente. Même si derrière j’ai réparé, même si derrière je me suis excusée, ça reste en moi cette honte et cette culpabilité. Et c’est vrai qu’à force de dire j’étais au bout de ma vie, je dormais pas depuis des années, un peu de bienveillance envers moi-même, j’ai fait comme j’ai pu et ce n’est pas qui je suis. Et je le sais que ce n’est pas qui je suis, mais je sais que ça m’est arrivé.

Il y a un truc aussi, c’est que ça vous définit pas vous ce comportement, mais c’est la même chose pour vos enfants. C’est aussi juste pour vos enfants. Ce sont des good kids à l’intérieur d’eux. Ce sont des bonnes personnes malgré leur dérégulation, malgré leur pétage de plomb, malgré la fatigue qui nous envahit, malgré le fait qu’ils peuvent être chiants, on peut le dire de temps en temps, c’est difficile. Ce sont des super êtres humains qui font comme ils peuvent avec le développement de leur cerveau adapté à leur âge et qui est difficile pour nous les parents.

Et je terminerai par dire dans cet épisode que vous faites un job formidable en tant que parents, que si vous êtes ici à écouter cet épisode et ce podcast, c’est que vous avez envie de faire évoluer les mentalités face à l’éducation, que vous avez envie de briser les héritages intergénérationnels, et je trouve que c’est déjà immense. Bravo à vous d’être celle ou celui qui dirige votre parentalité, qui est le pilote. Merci et bravo à vous de vous adapter et d’essayer d’initier ce changement. Et maintenant c’est vous, je vous le disais le pilote, c’est à vous de faire en sorte que ce que je viens de dire puisse s’adapter à votre vie familiale, à votre éducation, à vos valeurs, ou pas du tout d’ailleurs, mais il y a 20 chapitres dans ce livre, j’ai choisi cinq choses, il y en a plein plein d’autres qui vont vous parler. C’est vous, vous qui avez les rênes, c’est vous qui avez les rênes et qui avez le choix de faire comme vous avez envie.

Et si vous pouvez, achetez ce livre, vraiment. J’ai vraiment fait un petit condensé. C’est beaucoup plus riche que tout ce que je vous dis. Elle est fun, elle est drôle, elle est bienveillante, elle est patiente, je ne sais pas. On ressent vraiment son énergie dans son livre. Son compte Instagram, je vous le mets dans les notes, est exceptionnel. Je sais, c’est en anglais. Je suis désolée si vous ne comprenez pas l’anglais. La plupart du temps, ces vidéos sont au moins sous-titrées, donc ça peut peut-être vous aider. Mais il y a le livre qui existe en français et ça, c’est une bonne nouvelle.

Prenez soin de vous.

Ciao.

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